Vous êtes dans : Tourisme saharien en Algérie: nous n'avons pas les mêmes valeurs
Tourisme saharien en Algérie: nous n'avons pas les mêmes valeurs

Tourisme saharien Manque cruel d’hôtels
A la recherche d’aventure et de dépaysement, des touristes algériens et étrangers ont été encore plus nombreux à visiter les sites touristiques que compte le sud du pays durant le passage à la nouvelle année 2010, pour célébrer les fêtes de fin d’année.
Pour leur part, les responsables du tourisme et de la culture, des villes du Sud à vocation touristique, ont fait en sorte de mettre en place des programmes artistiques afin d’accompagner cet engouement, en organisant le Festival de la chanson et musique amazighes à Tamanrasset, la fête millénaire de Sbiba à Djanet et le Festival national du chant Ahellil à Timimoun.
Mais parallèlement à cette dynamique culturelle et l’organisation des circuits à travers les sites naturels, force est de constater que les infrastructures d’accueil font terriblement défaut et des touristes sont parfois livrés à eux-mêmes.
En effet, des chiffres de la direction du tourisme de la wilaya d’Illizi font état de l’arrivée à Djanet de plus de 3 000 touristes étrangers durant cette période, soit un taux d’affluence de +10% par rapport à l’année 2008, sauf que les hôtels et les auberges que compte la ville n’ont pas pu contenir tout ce flot.
Afin de témoigner des difficultés vécues par les touristes, nous avons pris attache avec un responsable d’une agence locale de tourisme qui a révélé que «la veille du jour de l’an, le tarmac de Djanet a accueilli deux vols charter en provenance de France et un autre d’Air Algérie, transportant au total quelque 500 voyageurs qui sont arrivés au même moment». «Un nombre très important pour un si petit aérodrome», a précisé notre interlocuteur. Et de poursuivre : «Une fois descendus de leur avion respectif, les touristes ont été entassés dans une salle exiguë en attendant leur enregistrement. Une opération qui a duré plus de deux heures pour certains». Le calvaire de ces hôtes de l’Algérie qui débarquent avec des appareils photo mais surtout avec des devises dans les bagages ne s’arrête pas là, selon notre interlocuteur qui a ajouté qu’«à leur sortie de l’aéroport, notre agence ne pouvait pas les conduire dans un hôtel pour qu’ils se reposent et reprendre ensuite le circuit en bivouac qui a été programmé le lendemain matin. Nous avons été contraints de leur faire passer la nuit à la belle étoile, faute de structures d’accueil», a-t-il déploré.
En fait, les infrastructures (hôtels et auberges) situées sur un axe de 30 kilomètres reliant l’aéroport à la ville de Djanet sont au nombre de six (6), pour une capacité d’accueil de moins de 300 résidents. Cette situation a fait que les infrastructures existantes ne peuvent pas répondre à la demande des agences et Tour Operators qui souhaiteraient faire héberger leurs clients avant de sortir en circuit. Des touristes qui convergent par milliers à bord de vols directs mais aussi par voie terrestre dans le but de passer un séjour dans l’un des «plus beaux déserts du monde» mais qui risquent de repartir quelque peu déçus. Un problème qui s’est manifesté avec acuité, plus que les années précédentes, car les fêtes de fin d’année ont coïncidé avec la fête de la S’biba, célébrée le jour de l’Achoura.
Apparemment, le souci lié à l’hébergement n’est pas le seul à relever dans cette ville touristique par excellence de l’extrême sud-est de l’Algérie. Celui de l’indisponibilité des denrées alimentaires est aussi épineux. Le gérant d’un restaurant de la ville a révélé qu’«au-delà de 9 heures du matin, il est pratiquement impossible de se procurer une baguette de pain. Comment voulez-vous qu’on parle de promotion du tourisme ?» s’est-il interrogé. Afin de rattraper ce retard en infrastructures, le département du tourisme algérien a lancé un projet de construction d’un hôtel haut de gamme dans la région du Tassili N’Ajjer pour une capacité de 150 lits. Mais à propos de ce projet, certains spécialistes du tourisme estiment que ce n’est pas le genre d’hôtels dont la région a besoin.
Par Hafid Mesbah
Le jour d'Algérie 04/01/2010
Mais parallèlement à cette dynamique culturelle et l’organisation des circuits à travers les sites naturels, force est de constater que les infrastructures d’accueil font terriblement défaut et des touristes sont parfois livrés à eux-mêmes.
En effet, des chiffres de la direction du tourisme de la wilaya d’Illizi font état de l’arrivée à Djanet de plus de 3 000 touristes étrangers durant cette période, soit un taux d’affluence de +10% par rapport à l’année 2008, sauf que les hôtels et les auberges que compte la ville n’ont pas pu contenir tout ce flot.
Afin de témoigner des difficultés vécues par les touristes, nous avons pris attache avec un responsable d’une agence locale de tourisme qui a révélé que «la veille du jour de l’an, le tarmac de Djanet a accueilli deux vols charter en provenance de France et un autre d’Air Algérie, transportant au total quelque 500 voyageurs qui sont arrivés au même moment». «Un nombre très important pour un si petit aérodrome», a précisé notre interlocuteur. Et de poursuivre : «Une fois descendus de leur avion respectif, les touristes ont été entassés dans une salle exiguë en attendant leur enregistrement. Une opération qui a duré plus de deux heures pour certains». Le calvaire de ces hôtes de l’Algérie qui débarquent avec des appareils photo mais surtout avec des devises dans les bagages ne s’arrête pas là, selon notre interlocuteur qui a ajouté qu’«à leur sortie de l’aéroport, notre agence ne pouvait pas les conduire dans un hôtel pour qu’ils se reposent et reprendre ensuite le circuit en bivouac qui a été programmé le lendemain matin. Nous avons été contraints de leur faire passer la nuit à la belle étoile, faute de structures d’accueil», a-t-il déploré.
En fait, les infrastructures (hôtels et auberges) situées sur un axe de 30 kilomètres reliant l’aéroport à la ville de Djanet sont au nombre de six (6), pour une capacité d’accueil de moins de 300 résidents. Cette situation a fait que les infrastructures existantes ne peuvent pas répondre à la demande des agences et Tour Operators qui souhaiteraient faire héberger leurs clients avant de sortir en circuit. Des touristes qui convergent par milliers à bord de vols directs mais aussi par voie terrestre dans le but de passer un séjour dans l’un des «plus beaux déserts du monde» mais qui risquent de repartir quelque peu déçus. Un problème qui s’est manifesté avec acuité, plus que les années précédentes, car les fêtes de fin d’année ont coïncidé avec la fête de la S’biba, célébrée le jour de l’Achoura.
Apparemment, le souci lié à l’hébergement n’est pas le seul à relever dans cette ville touristique par excellence de l’extrême sud-est de l’Algérie. Celui de l’indisponibilité des denrées alimentaires est aussi épineux. Le gérant d’un restaurant de la ville a révélé qu’«au-delà de 9 heures du matin, il est pratiquement impossible de se procurer une baguette de pain. Comment voulez-vous qu’on parle de promotion du tourisme ?» s’est-il interrogé. Afin de rattraper ce retard en infrastructures, le département du tourisme algérien a lancé un projet de construction d’un hôtel haut de gamme dans la région du Tassili N’Ajjer pour une capacité de 150 lits. Mais à propos de ce projet, certains spécialistes du tourisme estiment que ce n’est pas le genre d’hôtels dont la région a besoin.
Par Hafid Mesbah
Lu sur www.joowala.com/
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires
- 686 lectures
Aie Aie Aie (il fallait s'y attendre,bien sur)
S'ils commencent à construire des hotels ça va devenir comme au Maroc; C'est vrai qu'il y a de la marge et qu'on peu aussi compter sur leur bureaucratie pour ralentir cette évolutio (ouf)!
C'est bien sur la rançon du succés et le seul avantage que j'y vois c'est que ça va profiter (un peu?) aux économies locales et aux habitants, du moins faut l'esperer.
Ca me confirme aussi dans mon choix de ce pays pour aller au Sahara: profitons-en pendant que ça reste authentique et pas trop silloné en tout sens.
C'est d'ailleurs ce que j'ai pas mal ressenti lors de notre dernier voyage en Octobre 2009: au point de vue "vie nomade", l'Algérie est un must (le Niger aussi, mais actuellement, ça craint).
RR.
et oui, et plus ce sera "hotels", plus ce sera touristes, et donc moinsde naturel, et une plus grande cible pour certains groupuscules !!
enfin, c'est le progrès.....
panou....Nice